POP UP – Fives

En ce moment, à Lille, il y a trop de choses à faire. Je dois étudier bien sûr (lire un livre de 1000 pages sur les voyageurs français en Italie – soit lire 50 fois "le pain est mauvais, le vin râpeux, les femmes sans vertu" (les voyageurs français se sont forgés bien tôt leur réputation de râleurs pédants) écrire un dossier de 20 pages sur Peau d’Âne du moyen âge à nos jours, et faire un exposé sur l’œuvre de Léo Lionni), mais en même temps un million de choses géniales tentent de me distraire de la retraite que j’ai juré de faire dans une bibliothèque.

Pour résumer : une expo sur babel, la maison de la photographie, le théâtre, un évènement sur le livre d’épouvante, une expo sur Chagall, la tripostal de Lille, la gare Saint Sauveur, la maison folie Moulin, …

Tous ces évènements, déjà, différaient de jour en jour le début de ma période de travail (celle un peu autistique, où l’on se coupe du monde, porte des vêtements amples et confortables et un bonnet pour cacher nos cheveux sales). Mais hier, le quartier de Fives, où j’ai élu résidence, accueille un POP UP FANTASTIC. Rien que ça.

Qu’est ce que c’est ?

- Un lieu immense, l’ancien Tripostal de Fives

- Des DJ, VJ (si, c’est pareil mais ils mixent de la vidéo, pas du son !)

- De la bière pas cher

- Des repas XXL et Fantastic préparés par les habitants pour les habitants (enfin si tu viens d’un autre quartier, ça marche aussi)

- Des installations

- Des barbecues

- De la pétanque

- Et surtout, un défi : recouvrir en 3 semaines le sol, les murs et le mobilier de dessins, graffs, peintures !

Hier on s’y est pointés vers minuit, après être allés au théâtre (la vie culturelle Lilloise, vraiment très dense), et on a commencé à mettre la main à la pâte !

Mon œuvre.

 

Le street art, ça peut coûter très cher. #marketing

Dans des bacs, sont à disposition peintures, pinceaux, feutres, markers, … On récupère les fonds de bière qui trainent dans des verres sur les tables pour diluer la peinture et c’est parti ! Nous sommes tous les artistes d’une oeuvre géante qui a 3 semaines pour grandir, et couvrir de ses tentacules murs et tables.

Bref, c’était génial. J’ai été tentée de dormir là, dans un coin, pour être sûre d’être là pour l’ouverture. Puis je me suis rappelée mon exposé, mes lectures, mon dossier de recherche … Réalité qui c’était complètement effacée dans l’euphorie de ce lieu magique ou tout semble permis (enfin, artistiquement parlant, ne nous emballons pas).

Le seul défaut ? Il n’y avait pas assez de monde ! L’endroit est immense et pourrait accueillir beaucoup plus de personnes ! Alors, habitants de Lille, n’ayez pas peur ! C’est bien, pas trop loin du métro, gratuit, funky … ne restez pas dans vos chaumières !

Malheureusement, je vais rester dans la mienne cet après midi, pour essayer d’avancer un peu dans mon travail, mais dimanche … j’y retourne !

Pour plus d’info, le groupe facebook : https://www.facebook.com/events/125037894315647/

Ou encore le site de Lille Fantastic : http://www.fantastic2012.com/pop-up/

Avec tout ça, on comprend mieux que je poste peu sur le blog, non ? … non ?

 

Il était une fois …

… en l’an de grâce 1434, un Grec qui s’appelait Konstantinos Rastapopoulos. Je vous vois déjà vous demander si ce grec a un lien de parenté avec Roberto Rastapopoulos, rendu célèbre pour ses figurations dans la BD de Tintin. Mais vous savez, l’histoire que je vous conte débute dans la Grèce médiévale et franchement, déjà de nos jours c’est bien le bazar là-bas, alors imaginez à l’époque. Donc, peut être que notre héros, Konstantinos Rastapopoulos engendra des enfants qui eux même eurent des enfants, etc, etc qui mirent au monde le méchant qu’on connaît, mais bon, c’est pas bien sûr et surtout on s’en fout.

Car notre histoire commence lorsque Konstantinos est forcé par son père, producteur de fromage, de quitter la maison pour aller courir le vaste monde et surtout y vendre de la feta, le produit phare de l’entreprise familiale. Bien que le commerce de son père fut florissant, Konstantinos était issu d’une fratrie de 16 enfants et tant de bouches à nourrir compliquait le quotidien des Rastapopoulos. Le père, Alfredos Rastapopoulos rassembla ses enfants et décida que les 4 plus âgés iraient répandre les fromages Rastapopoulos de par le vaste monde. Chacun prendrait pour direction l’un des points cardinaux, et roulez jeunesse, et surtout, vendez toute ma feta, dit le père. A Konstantinos, le sort donna pour direction le Nord. Alors notre héros chargea sa charette de fromages et, le coeur gros, il quitta les bas quartiers d’Athènes où il avait grandi.

Konstantinos traversa la Grèce avec sa charrette. Personne n’achetait ses fromages. On le traitait de "pue la chèvre", il était le sujet des quolibets, des moqueries. Chaque fois qu’il approchait d’un village, son arrivée était annoncée par la rumeur (ou par l’odeur, disaient les mauvaises langues), et les habitants l’attendaient devant leurs maisons pour lui jeter du crottin.

Konstantinos-pue-la-chèvre était fort malheureux. Son fromage commençait à sentir de plus en plus fort, ses habits étaient sales, et bientôt il n’aurait plus de pain. Pourtant, il continuait à tirer sa charrette, toujours plus au Nord, dans l’espoir d’arriver enfin en des terres où l’on gouterait sa marchandises, où il vendrait si bien qu’il pourrait revenir au pays, triomphant et riche, et épouser Académos, son amour de jeunesse aux moustaches soyeuses (je vous rappelle qu’il est Grec et que les Grecs … vous savez bien. Et puis tant mieux, moi je suis plutôt pour que Konstantinos et Académos vivent leur amour au grand jour).

Pendant que Konstantinos portait sa charrette comme l’autre autrefois porta sa croix, en des contrées lointaines, appartenant au Saint Empire Germanique, une jeune princesse, penchée à la fenêtre d’une des tourelles du château familial, rêve, s’ennuie, soupire, regarde l’horizon comme si quelqu’un, ou quelque chose, allait surgir et rendre sa vie moins morose. Depuis qu’elle avait eu 14 ans, ses règles et ses premiers poils pubiens, la jeune femme ne goutait plus l’existence comme autrefois. Elle refusait désormais de vêtir les robes colorées à la mode, et ne portait plus que de noirs corsets, se maquillait comme une charrette volée, et ne parlait plus qu’avec les corbeaux, les seuls à comprendre son mal-être. Dans sa rébellion à la vie, la princesse Mahaut avait décidé d’entamer une grève de la faim. Un jour qu’elle était vraiment pas jouasse et de fort mauvaise humeur, elle s’était levée de table, avait crié à ses parents : "Toute façon, votre choucroute, c’est vraiment de la merde ! Vous pouvez tous crever en bouffant vos choux dégueulasses !"
Et elle s’était enfermée dans sa chambre, avait demandé aux domestiques de jouer à plein volume un air de hardcore sur leur violons et n’avait plus voulu voir personne. Les parents, désemparés, auraient tout fait pour faire retrouver l’appétit à leur chère enfant. Cette dernière avait déclaré qu’elle recommencerait à s’alimenter quand on lui aurait donné quelque chose de suffisamment goûtu, ou selon sa déclaration "un truc qui ait un autre goût que cette merde de chou".

Les cuisiniers, en vain, proposèrent à la princesse leurs meilleures recettes. La jeune femme renvoyait tous les plats. Son père, le Roi, décida de décapiter tous les cuisiniers qui échoueraient à redonner l’appétit à sa petite fifille chérie. Les têtes volèrent. Chez pôle emploi, on embauchait chaque jour une dizaine de cuisiniers. Et si l’on se félicitait de la baisse du chômage, la princesse ne mangeait toujours pas, et la population du Saint Empire Germanique commençait à baisser.

C’est dans ce contexte politico-social tendu que Konstantinos débarque en Autriche. A ce stade de son périple, notre Rastapopoulos préféré est dans une très mauvaise passe : maigri, le visage bruni par la terre des chemins, son ego complètement à plat, la moustache d’Académos de plus en plus lointaine, n’ayant guère vendu plus de quelques kilos de fêta, c’est un homme défait qui pénètre les contrées de la princesse Mahaut.

La princesse, comme à son habitude penchée à la fenêtre et guettant l’horizon (ces jeunes, vraiment, tous des glandeurs, jamais rien de constructif), vit soudain apparaître dans le lointain un étrange nuage. Intriguée, elle sortit de sa torpeur et huma l’air frais qui parvenait à ses narines. Cette odeur … mais quelle est cette odeur ?! Plus le nuage de fumée avançait, plus l’odeur était forte, plus la princesse se pâmait. Pour la première fois depuis des mois, elle sortit de sa chambre, descendit les escaliers en colimaçon du château, et arriva au sous sol, en cuisine, où un pauvre type cuisinait en tremblant des Knödel de potiron.

"Je veux que tu ailles sur la grand route, tout de suite ! Tu trouveras un type avec une charrette, il transporte quelque chose, je ne sais pas ce que c’est, mais c’est ce que j’attendais ! Dépêche toi, achète lui tout son stock, cuisine moi quelque chose, et si tu réussis, ta vie sera épargnée !"

A ces mots, le cuisinier fonça à la rencontre de Konstantinos. Bien que les deux hommes ne parlassent point la même langue, le langage de l’argent, universel, permit que Kostantinos suivasse l’homme jusqu’au château de Mahaut (et je crains qu’à ce moment de l’histoire, je ne m’embrouillasse dans les temps verbaux)

Arrivés en cuisine, les deux hommes, à grand renfort d’onomatopées et de gestes explicites, se mirent d’accord sur une recette. Comme ils avaient tout de même des difficultés à communiquer, ils décidèrent de faire simple : le cuisinier autrichien découpa en très fines tranches le potiron qu’il projetait jusque là de transformer en Knödel, et le grec choisi sa meilleure fêta qu’il tailla en petits morceaux. Tirant de sa manche une bouteille d’huile d’olive (aucun Grec de l’époque n’aurait osé voyager sans avoir sous le coude une bouteille du pays -ndt d’où l’expression "huile de coude"), Konstantinos arrosa le potiron de quelques goûtes du précieux breuvage. Il répartit ensuite sur chacune des tranches de potiron une dose de fêta, et l’autrichien s’empara du tout, l’enferma dans le four avant d’éponger la sueur de son front dans un geste de soulagement.

La princesse, de son côté, enivrée par le fumet montant des cuisines, devenait folle. Elle qui n’avait plus mangé depuis des mois, prit dans les placards royaux la plus grande assiette qu’il lui fut donné de trouver, noua autour de son cou une serviette, s’installa dans la grande salle à manger et frappa en rythme de ses couverts sur la table :

"J’ai faim ! J’ai faim ! J’ai faim !" vociférait-elle.

Attirés par le vacarme, le Roi, la Reine, les courtisans, les domestiques, les paysans, le bas peuple et toute la population du royaume accourut.

Tremblant d’émotion, le cuisinier entra, portant au dessus de sa tête un plat fumant répandant une odeur délicieuse. Quand il le déposa devant la princesse, celle-ci perdit tout sens commun et se jeta sur la nourriture à mains nues dévorant en une minute l’intégralité du plat. A la fin de son gueuleton, la princesse émit un rot sonore et déclarât :

"Que l’on achète à ce grec béni des dieux l’intégralité de sa cargaison ! Qu’à son retour en Grèce il établisse une ligne d’importation gréco-autrichienne, et que plus jamais nous ne manquions de ce doux et merveilleux fromage en nos contrées !"

Emu, Konstantinos se vit soudain rentrer au pays tel un roi, riche et vêtu de pourpre, et se jeter dans les bras d’Académos.

"J’ai pas fini !, lança la princesse. Je souhaite épouser le cuisinier qui m’a redonné le goût de manger, et que chaque jour de ma vie il soit à mes côtés, dans mon lit comme à ma table ! Nous organiserons une grande fête, où nous mangeront tant de fêta !"

C’est comme ça qu’est né le potiron à la fêta.

Transmis de génération en génération, il a pu arriver jusqu’à moi grâce à Rebekka, une autrichienne en erasmus à Lille.

FIN

Un plat qui a traversé les époques et les contrées

(essayez chez vous : courge + couteau + fêta + huile d’olive + poivre = four 200 degré, quand la courge est fondante c’est cuit)

(je tiens à préciser que cette histoire est absolument vraie et que s’il se trouve un historien pour me contredire, ce sera juste une méchante personne jalouse de mon savoir)

Lille, c’est joli

Bon. C’est pas tout ça mais faut que je me remue. J’ai surmonté presque toutes les épreuves du grand jeu "déménagement à Lille" auquel je participe plus ou moins de bonne grâce (oui parce que ça serait moi, je me serais inscrite en erasmus à vie et j’aurais vécu des jours heureux au soleil, allant de plage en plage un mojito à la main). Alors maintenant, j’essaie d’arrêter de maugréer des "il fait que pleuvoir" ou des "la vie m’en veut" parce que mon brushing est foutu ou que j’ai perdu un carnet de timbres tout neuf (soit 7 euros 20, quand même). On passe à une nouvelle phase. La positive attitude.
(et puis j’ai lu dans télé loisir à la caisse chez carrouf que Lorie fait son grand retour – préparons nous)

Le Palais des Beaux-Arts (c’est joli)

Déjà, Lille, c’est très joli. En gros, le concept, c’est de la brique, des couleurs, de l’herbe très verte (ben ouais il pleut tout le temps, pardon, positive on a dit !!), des parcs mignons et des églises qui piquent (gothique et pointu, genre).

Alors au début, oui, j’ai un peu paniqué, j’avais encore la rétine impressionnée du baroque romain, de la rondeur des coupoles, de la douceur de l’air et des glaces au caramel salé (enfin ça c’est pas la rétine). Mais stop basta on arrête la nostalgie. Regardez, c’est joli :

Ooooooooh !

Et puis, les maisons flamandes, direct, j’ai adoré. Ici, les rues sont vraiment mignonnes avec leurs petites maisons à deux ou trois étages maxi. D’ailleurs, assez souvent encore, une maison = une famille. Du coup ça fait des habitations tout en hauteur avec leurs escaliers escarpés. Même les maisons étudiantes prennent parfois cette forme : rdc = cuisine/salon, étage = chambres. Et c’est fort sympathique.

La preuve en images. En haut à gauche, c’est le vieux Lille, vers la place du Lion d’Or, un endroit que j’aime bien. A côté, je vous présente une vue des maisons de Wazemmes, un quartier très sympa surtout le dimanche avec son marché. Puis en bas à gauche un bâtiment qui m’a tapé dans l’oeil à Hellemmes, qui fait d’ailleurs bed & breakfast. Enfin, une jolie maison à côté de la caf (une super copine à moi, j’y vais tout les jours, mais elle est pas souvent dispo) de Fives.

Et puis à Lille, il y a la culture. Ce soleil de l’esprit qui brille sans brûler (quoique).

Si, comme ma mère, vous écoutez France Inter, vous avez alors probablement entendu parler de l’évènement archi trop génial de Lille : FANTASTIC. En gros, Lille3000, assos créée l’année où la ville fût capitale de la culture, remet le couvert tous les 3 ans pour éblouir les Lillois avec des expos en veux tu en voilà, des métamorphoses urbaines, des concerts, des parades, des fêtes, des dragons, des géants, des défilés de mode, des soucoupes volantes, des trains fantômes, des illuminations magiques, des maisons tombées du ciel … Oh oui Lille 2012 capitale du strange pour mon plus grand bonheur.

Mais … c’est Fantastic !*

* blague relou médaille d’argent cru 2012

Bon bon bon, c’est pas tout mais pendant que j’écrivais cet article un complot international semblait tenter d’entamer ma positive attitude et mon ordinateur s’est éteint deux fois sans crier garde. Le temps que je cherche mon anti virus, que je me demande si je suis victime d’une attaque pirate, que je casse les pieds à mes colocs et que je me rende compte que j’ai dû me tromper en programmant l’arrêt de la bestiole, il est 23h39 et je suis crevée. Ceci est donc la chute de cet article qui, je l’espère aura réussi à faire croire aux plus durs à cuire que Lille, c’est joli.

Bilan météorologique #1

C’était samedi soir, lors de la parade fantastic (j’en reparlerais). J’étais avec mes copines italiennes et on a rejoint un groupe d’étudiants internationaux. C’est là que ça m’a frappée. Je dis bonjour à tout le monde, deux bises, la norme lilloise. Il fait froid, le ciel est menaçant. Et je suis sur le point d’avoir une révélation. Je fais connaissance avec un groupe de polonais. "Il fait froid, hein", dis je pour lancer la conversation. "Enfin, vous, vous venez de Pologne, vous devez avoir l’habitude, haha". Et là … révélation !

"Oh, tu sais, en Pologne il fait le même temps qu’ici en fait."

(enfin plutôt "Pologne a même temps que Lille, tou sè" (j’adore les accents et le français approximatif des étrangers)(surtout que j’avais la même chose mais en italien un an plus tôt)) Et là … ma première réaction fut le déni. "Noooon, je suis allée à Cracovie, c’était pire !"
Mais le lendemain, j’ai repensé à cette terrible phrase. Je suis entrée dans la seconde phase. L’assimilation.
Turlupinée par ces questions géographiques, rentrant chez moi arrosée par le brumisateur lillois (cette insidieuse pluie fine qui tombe sur nos têtes en ricanant), il a fallu que je vérifie. Je suis allée sur google maps et là … je suis entrée dans la troisième phase. L’acceptation.

image réalisée sans trucages

Lille … est … plus … au NORD … que CRACOVIE. Bonjour. Le jugement est sans appel. Le point A c’est Lille, et comme on le voit en traçant une ligne droite, nous au niveau du sud de la pologne (= le pôle nord pour une personne née au sud de Toulouse). A quand un pingouin en goguette sur la grand place ?

Mais analysons un peu plus avant le fonctionnement du climat en ces contrées glacées. Observons un peu la loi suivante :

Si soleil alors vent alors froid mais si pas vent alors pluie alors froid

Maintenant, une preuve pratique.

Demain matin le vent chassera quelques nuages alors il fera froid. L’après midi, il se calmera alors il pleuvra et ça durera jusqu’au soir, où il fera froid. Cqfd.

Voilà. Je tenais à partager cette révélation essentielle avec vous. Maintenant, je vais dormir. Je recommence à avoir des idées d’articles, donc bientôt j’espère trouver le temps de parler de Lille, de Fantastic, d’architecture, de sociabilisation …

Ah, et j’ai changé le design du blog car l’autre me semblait trop triste. La photo en bannière changera une fois par mois ! (youpi !) Ce mois-ci, les bouquinistes de la Vieille Bourse de Lille égaie le blog de leurs couleurs (mais c’est géniâââl)

(sinon, je postule comme miss météo sur France 3 ou quoi ?)

Allez, je vous tiens au courant de toute tempête de neige, et à la prochaine !

Festiblog #8

Tout commence en 2005, quelque chose comme ça. En bonne fan de bande dessinée, je découvre un jour qu’internet regorge de "blogs bd" : des dessinateurs, gratuitement, régulièrement, mettent en ligne de la bd sur leur blog. Le paradis ! Je deviens vite une inconditionnelle de Penelope Bagieu, Margaux Motin, Boulet, LAurel, Chabd … accro, j’en découvre vite plein d’autres, que je fonce lire en rentrant de cours : Aki, Isacile, la bande pas dessinée, sanaak, Martin Vidberg …

C’est en les suivant que j’ai entendu parler du festiblog. Tous mes blogueurs préférés, pendant deux jours, réunis à Paris. Pas trop les moyens d’y aller à l’époque mais je suis l’évènement de loin grâce aux comptes rendus des auteurs, qui montrent leurs dédicaces et racontent l’ambiance. Alors cette année, je suis à une heure (et 30 euros en covoiturage) de Paris, alors bon, pas d’hésitation !

Du coup avec Ninon, nous nous sommes courageusement levées à 11h, et après un brunch d’encouragement (c’est quand même samedi, hein), on a rejoint le 3 ème arrondissement avec un objectif : rencontrer plein de blogueurs et avoir plein de dédicaces !

Arrivées sur place, je repère tout de suite la tente de Fiamma Luzzati, une italienne qui raconte ses aventures à Paris où elle est venue dans l’espoir de faire de la bd. Enfin, ses aventures … sur les blogs bd, l’ambiguité auteur-personnage règne, et quand j’ai demandé à l’auteur si elle partait vraiment à Pékin comme annoncé sur le blog, elle m’a répondu "Moi, j’y suis déjà allée … Fiamma, elle, part à Pékin" …  Ah oui euh, ok héhé, je suis bête …
En tout cas, la créatrice de Fiamma est très sympa, on discute un peu en italien, elle me parle du trastevere où elle a vécu (quartier qui m’a inspiré plusieurs articles sur mon blog romain : , ou encore ici), de la culture en Italie, des maisons d’édition et des auteurs jeunesse que je dois lire.

Fiamma m’a donné plein de conseils pour mon projet "stage en Italie"

Après cette super rencontre, Ninon m’entraîne vers un autre stand, celui de Davy et Monsieur Poulpe, qu’elle connaît pour leurs vidéos sur internet : "Ils font de la bd, eux ?" "Ben ouais", nous répond un type d’esprit bd, venu interroger des lecteurs. "Même qu’ils ont un blog"

Après une attente d’un petit quart d’heure, passée à se poser des questions essentielles du genre "tu crois qu’ils savent vraiment dessiner ?" "on leur demande quoi comme dessin ?" et à pouffer en regardant leurs tête "hé ils font trop rire !", arrive notre tour. Ninon demande Batman et Robin jouant à la gamecube et moi je laisse les artistes s’exprimer sur mon sujet "une scène impliquant un chat et un poulpe" … je vous laisse admirer le résultat !

Après avoir bien gloussé comme des dindes devant nos dédicaces, j’ai repéré le nom d’un de mes favoris sur une tente : Guillaume Long ! On fooooonce ! Guillaume Long si vous ne connaissez pas, c’est le blog de cuisine le plus rigolo du web, et en plus c’est en bd. J’ai quasiment jamais cuisiné une de ses recettes (parce qu’il y a toujours l’intervention d’un ingrédient chelou ou d’un ustensile introuvable dans une cuisine d’étudiant) mais j’adore le lire et me dire "oh ! ça a l’air trop bon !" avant d’aller me cuisine d’éternels spaghettis all’arrabbiata (en même temps, c’est trop bon et simple).
Au festiblog, j’ai pu mesurer mon amour pour Guillaume Long : on a fait deux heures de queue pour notre dessin. Deux heures. Mais on a pas vu le temps passer entre les desserts Gü et les boissons distribués par les sponsors et nos conversations (on a eu le temps de refaire le monde, en gros).

BCC = Bureau de Contrôle de la Carbonara

J’ai demandé ce dessin en référence à la note la plus drôle du blog (selon mes critères personnels) : celle où Jean Kévin fait une vieille carbo dégueu à la crème pour pécho une meuf. Heureusement le BCC guette toujours et intervient, menotant Jean Kev pour lui apprendre un peu la vraie vie. Si vous ne voulez pas voir débarquer le BCC dans votre salon, je vous conseille la lecture de son billet, (+ la suite), du mien ou encore de celui de flonot, qui lutte pour la préservation du patrimoine gastronomique italien (on entre dans des cercles militants assez durs, attention).

Après ces deux heures d’attente on en pouvait plus, mais on a encore eu le courage d’aller importuner un dernier blogueur, Kek, qui nous a fait la dernière dédicace de sa journée (et il avait l’air assez crevé).

Bref voir les auteurs que j’aime dessiner directement devant mes yeux zébahis c’était vraiment cool, pouvoir discuter, poser des questions et glousser comme une quiche, vraiment, c’était sympa. Alors vive le festiblog et je reviendrais l’année prochaine !!

(la qualité des images est horrible, mais de même qu’une étudiante n’a pas de mandoline dans sa cuisine, elle n’a pas de scanner dans sa chambre. Désolo)

Paris vs Rome : le Panthéon

Ce weekend, j’ai fait du covoiturage pour la première fois pour me rendre à la capitale. Plusieurs motifs à ma visite : envie de voir ma copine Ninon qui y fait son doctorat, envie d’aller enfin au festiblog et besoin de changer d’air (beaucoup trop de pluie à Lille, vraiment).

Et vendredi, en me promenant, je ne pouvais m’empêcher de penser à la ville où j’habitais l’année dernière, j’ai nommé la ville aux sept collines (Rome, pour ceux qui ne suivent pas). Observant les boulevards Haussmanniens, je revoyais les façades ocres, la fontaine des tuileries a fait ressurgir dans mon imagination plus d’une fontaine romaine … qu’à cela ne tienne, comparons donc Paris et Rome, souvent citées dans la compétition de la plus belle ville du monde ! Et pour inaugurer cette nouvelle rubrique, place à un monument fort important que ce soit en France ou en Italie, j’ai nommé

Le Panthéon

Déjà, le panthéon Romain marque des points d’ancienneté. Il ne faut pas être un grand historien pour se rendre compte que le bâtiment parisien est plutôt récent, tandis que la version romaine semble tenir debout par miracle. Vérification faite, on a d’un côté une architecture vieille de 222 ans (un bébé, quoi), opposée à un sénior de 2039 ans ou 1837 ans, selon si l’on retient la date de la première construction ou de la reconstruction après incendies.

Rome : 1 / Paris : 0

Prenons en compte à présent l’environnement des deux bâtisses. A Paris, on trouve à droite la mairie du V ème, à gauche une fac de droit. Au milieu, des bagnoles. Un lieu ou vie quotidienne et tourisme se mélangent parfaitement. A Rome, c’est disneyland : vendeurs à la sauvette, restaurants-hors-de-pris-qu’on-l’air-pas-bon, musiciens de rue, types en costumes de gladiateurs, serveurs hélant le passant, horde de touriste à t-shirt jaune …
C’est assez subjectif (mais on est là pour ça) mais pour moi la préférence va à Paris, malgré les voitures.

Rome : 1 / Paris : 1  (ça se corse !)

Et y a quoi, dedans ? A Rome, je ne le sait que trop bien, j’ai du y entrer au moins 15 fois, si ce n’est plus : on admire évidemment la plus grande coupole de l’antiquité, la tombe de Raphaël, on peut y écouter une messe ou y dire une prière (enfin, si on est pas gêné par l’affluence). A Paris, je ne le sait que de réputation, à 17h50, heure de ma visite, c’était déjà fermé. Donc, les tombes des grands "hommes" de la nation. Il est tout de même signalé à l’entrée qu’une femme y est également enterrée : wahou ! … mais uniquement par vœux du mari. Alors pour ne pas m’avoir laissée entrer 10 minutes avant la fermeture, et pour être un tantinet sexiste, moi, je donne le point à Rome, voilà !

Rome 2 / Paris : 1

Allez, trop de suspens tue le suspens, je préfère le panthéon romain. Sa façade antique, son allure de vaisseau spatial quand on le voit depuis le Janicule, la voie pré-enregistrée qui intime vainement le silence en 8 langues, ses imposantes colonnes, tous ses détails qui me permettent d’inventer des histoires … Adoro !

 

AJOUT POST PUBLICATION : et je viens d’y penser ! (ouais cet article est mal construit mais je souffre de la "crève" alors s’il vous plaît) Mais MOINS UN POINT pour Paris car l’architecte a clairement pompé deux chefs d’oeuvres Romains : le panthéon d’agrippa it self et le tempieto de Bramante ! Bouuuuh les mauvais !! (pardon je retourne à mes tisanes)

La prochaine fois je vous parle du festiblog et des merveilleuses dédicaces que j’ai pu y récolter !

En attendant, les commentaires sont à vous pour démonter mon classement : peut être que vous, vous préférez la version parisienne ? Défendez vpus ! La guerre est ouverte !